T'effrites, tu roules, tu fumes, tu rêves.
J'plane, je flanne, je fanne.
Je perd un peu chaque jour de ma jeunesse, et ça se voit, les cernes creusent. Bientôt les "vous avez des yeux merveilleux ma demoiselle" n'existerons plus. Je ne serai que l'ombre de cette jeune fille qui avait le regard plein d'espoir. Je me détruis: j'oublie. Et j'ai toujours fonctionné de la même manière. C'est fatigant, avec le temps. C'était écrit, je crois au destin. "On a pas d'chance en amour" m'a-t-elle dit. Ouais t'as raison poto, et y'en a carrément qui connaissent pas la chance tout court. Dans un état d'bad dégelasse, j'écris avec les forces qu'il me reste. L'écriture ne m'a pas encore quittée, elle soulage mes descentes comme elle peut. Amertume au bout de la langue, j'me sens tanguer vers l'mauvais côté.
J'reviens, y'a un bout d'rêve qui m'attend.